L’industrie nord-américaine de l'autopartage entreprend de se doter d'un code d'éthique
es dirigeants des principaux services d’autopartage en Amérique du Nord ont annoncé aujourd’hui qu’ils élaboreront ensemble et adopteront un code d’éthique destiné à guider et à solidifier cette industrie émergente.
La décision a été prise à la suite d’échanges qui ont eu lieu à Montréal au début du mois d’octobre entre les présidents et directeurs généraux des services d’autopartage de Philadelphie (PhillyCarShare), de Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau (Communauto), d’Ottawa (Vrtucar), de Toronto (AutoShare), de Kitchener (Grand River CarShare), de Chicago (I-GO Car Sharing), de San Francisco (City CarShare) et de Vancouver (Co-operative Auto Network). Ceux-ci comptent ensemble plus de 75 000 usagers qui se partagent plus de 2 000 voitures.
« L’industrie de l’autopartage évolue et change constamment. Nous voulons réaffirmer, par ce moyen, que le but de l’autopartage est d’offrir une alternative face à la propriété d’un véhicule », a affirmé Benoît Robert, p.-d.g. de Communauto, le plus ancien service d’autopartage en Amérique du Nord. « L’objectif principal du code est de permettre à la population de faire la distinction entre un concept fondé sur l’intérêt public, qu’il soit géré par le privé ou non, et d’autres projets commerciaux. »
L’autopartage permet à des abonnés d’accéder à un réseau de véhicules disponibles en libre-service à partir de stations localisées au cœur des quartiers desservis. Les véhicules sont disponibles à l’heure ou à la journée, à un coût inférieur à la propriété d’un véhicule personnel. L’objectif de l’autopartage est de réduire le nombre de véhicules en circulation, de diminuer l’utilisation de ce mode, de protéger l’environnement, de réduire la congestion et d’améliorer la qualité de vie de nos villes.
« L’autopartage fait partie du réseau de transport local. Il a un effet considérable et de plus en plus positif sur l’environnement et sur nos communautés », a souligné Rick Hutchinson, p.-d.g. de City CarShare à San Francisco. « Notre industrie a le devoir d’élaborer un code d’éthique pour s’assurer que le bien public continuera d’être servi par des entreprises socialement responsables. »
« L’autopartage a déjà agi de façon remarquable sur la propriété individuelle des véhicules. Les inquiétudes croissantes au sujet des changements climatiques nous portent à croire que cette industrie continuera à croître et nous voulons nous assurer que ses acteurs continueront à mettre l’accent sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone. Il est essentiel que nous nous dotions d’une méthodologie qui permettra aux opérateurs de calculer correctement et de diffuser les résultats quant aux impacts de leurs services et de tendre ainsi à l’atteinte des nombreux avantages environnementaux rendus possible grâce à l’autopartage », a affirmé Sharon Feigon, p.-d.g. de I-GO Car Sharing à Chicago.
Les principaux objectifs du code sont d’établir des normes d’éthique professionnelle qui protégeront et amélioreront le concept, l’image et la crédibilité de l’autopartage, et d’assurer l’engagement social et environnemental, la protection du consommateur et la transparence.
Une première version du code d’éthique a été préparée par les dirigeants impliqués afin de recueillir de nouvelles signatures et des commentaires. Tous les opérateurs de services d’autopartage actifs en Amérique du Nord ont été invités à contribuer à cet effort; la grande majorité d’entre eux, dont plusieurs entreprises indépendantes qui n’ont pu assister à la conférence de Montréal, ont exprimé leur désir d’y participer.