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MONTRÉAL, 22 AOÛT 2006 — Communauto
vient de franchir le cap des 10 000 adhérents actifs dans
les villes où son service est présent, soit : Montréal,
Québec, Lévis, Gatineau, Sherbrooke, Longueuil, Saint-Lambert
et Laval. Après 12 ans d’activité, Communauto, la
plus ancienne organisation d’autopartage en Amérique du Nord,
est devenu l’un des plus importants services du genre au monde;
et Montréal, à ce chapitre, LA ville où le
service est le plus développé après Zurich (en Suisse),
presque ex aequo avec Washington, D.C. (É.-U.).
« Communauto a démontré, au Québec et
ailleurs, que l’autopartage est une solution viable, sur le plan
économique, et susceptible de jouer un rôle significatif
dans un système de transport plus respectueux de l’environnement.
Le tout sans aucun coût pour le contribuable », déclare
Monsieur Benoît Robert, président-directeur général
de Communauto. « Notre prochain défi sera de faire de cette
formule un véritable service public de consommation de masse qui
pourra enfin déployer tout son potentiel de réduction de
la dépendance envers l’automobile. Pour y parvenir, nous
ne pourrons travailler seul. Nous aurons besoin de la reconnaissance du
Gouvernement et des Villes ».
[suite...]
En effet, malgré sa taille, Communauto éprouve de la difficulté
à faire reconnaître son rôle par les administrations
publiques. Le Gouvernement du Québec ne s’est jamais officiellement
intéressé à la formule. Et ce n’est pas faute
d’avoir essayé, de déclarer Monsieur Robert. « Dès
1999, Communauto a été impliqué dans les travaux
de la Table de travail sur les transports mise sur pied par le Gouvernement
du Québec pour planifier sa stratégie de réduction
des gaz à effet de serre. En 2003, un mémoire (1) a été
déposé auprès de la Commission des transports et
de l’environnement dans le cadre de la Consultation générale
à l’égard de la mise en œuvre du Protocole de
Kyoto au Québec. Un nouveau mémoire a été
déposé en 2005 (2). Sans compter les nombreux autres dossiers,
lettres, présentations ou écrits présentés
lors de différentes occasions. »
En dépit de tous ces efforts on estime toujours au Gouvernement
qu’« il n’est pas requis d’identifier spécifiquement
un interlocuteur gouvernemental au dossier de l’autopartage »
(extrait de la réponse du Ministre des Transport du Québec,
M. Michel Després, à une lettre récente de Communauto,
adressée au Premier ministre, au Ministre du Développement
durable, de l’Environnement et des Parcs, au Ministre des Transports,
au Ministre des Ressources naturelles et de la Faune et au Ministre des
Finances) et ceci malgré l’adoption de la Loi sur le développement
durable.
Pourtant, dans de nombreux autres pays où le service est encore
très peu développé, les autorités n’hésitent
pas à mettre en place tous les outils nécessaires pour permettre
le développement de cette formule. En France, où Communauto
fait figure de modèle, l’Assemblée Nationale s’apprête
à promulguer un Projet de Loi qui reconnaîtra le statut de
service d’intérêt public à l’autopartage.
Le 11 mai dernier, ce projet de loi a été approuvé
à l’unanimité par le Sénat. En Italie, le Gouvernement
a déclaré vouloir concéder des subventions aux nouveaux
adhérents à cette formule qui se débarrasseront en
même temps d’une automobile personnelle. L’Allemagne,
la Suisse et la Hollande, des pays avec une tradition d’autopartage
mieux ancrée, ont déjà intégré ce concept
dans leurs politiques en transport et en environnement.
Communauto est une entreprise à vocation sociale, urbanistique
et environnementale dont l’objectif premier a toujours été
de contribuer à une diminution du nombre d’automobiles et
de son usage. L’objet même du concept du « partage de
véhicules » vise à faire de l’automobile un
complément aux services de transport en commun conventionnels.
Pour cette raison, Communauto a établi, au cours des deux dernières
années, plusieurs partenariats avec des Sociétés
de transport. C’est le cas, notamment, à Québec avec
le Réseau de Transport de la Capitale (RTC), à Laval avec
la Société de transport de Laval (STL) et à Gatineau
avec la Société de transport de l’Outaouais (STO).
« C’est un excellent pas en avant » de dire Monsieur
Robert « mais il faudra que de nombreux autres acteurs se sentent
interpellés pour que l’on réussisse à s’attaquer
efficacement à l’hégémonie de l’automobile. »
______________
(1) COMMUNAUTO. 2003. L’auto-partage
et le transport en commun : ensemble pour une mobilité durable.
Mémoire présenté dans le cadre de la Consultation
générale à l’égard de la mise en oeuvre
du Protocole de Kyoto au Québec / Commission des transports et
de l’environnement.
(2) COMMUNAUTO. 2005. Opter pour un
nouveau style de ville ! Mémoire présenté dans
le cadre de la consultation du Gouvernement sur le projet de Plan de développement
durable pour le Québec, le 15 février 2005.
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Dernière
mise à jour de cette page
le 30 août 2006
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