Le Plan de transport de la Ville de Montréal · 2007

   
     



Mesures conce
rnant l’autopartage
proposées dans le document de consultation sur
le Plan de transport de la Ville de Montréal
         
   
         
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21 chantiers pour réinventer
Montréal en 10 ans !


[ . . . ]

Montréal entend exercer un leadership fort en ce qui concerne
les solutions et les priorités à mettre de l’avant en matière
de transport.


Le Plan propose, d’abord et avant tout, un choix ambitieux et
stimulant : celui d’investir massivement dans le développement des
modes alternatifs à l’auto, soit le transport en commun, le covoiturage,
l’autopartage, la gestion de la demande et les modes actifs comme
la marche et le vélo.
 
         
   
         
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10e chantier
Instaurer des plans de gestion des déplacements

De plus en plus de planificateurs et de promoteurs immobiliers
présentent des projets qui intègrent les avantages des réseaux de
transport en commun et des transports actifs. Montréal reconnaît le
rôle essentiel des employeurs et des institutions dans l’atteinte de ses
nouveaux objectifs en matière de transport et de déplacement des
personnes.

Montréal entend donc dès maintenant s’assurer que tous les grands
projets immobiliers soient accompagnés d’un plan de gestion des
déplacements dans lequel toutes les dimensions des déplacements
seront évaluées en fonction de l’existence et de la disponibilité du
transport en commun et des transports actifs, incluant le covoiturage,
le vélo, l’autopartage et l’utilisation du taxi.
 
         
   
         
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Possession automobile

La moins grande dépendance de Montréal envers l'automobile se
traduit d'abord par l'indice de possession de véhicules personnels
(0,4 véhicule/personne) le plus faible parmi les villes canadiennes et
américaines, mais se situant au niveau des taux supérieurs observés
dans les villes européennes. Montréal compte sur la présence d'un
des plus importants services d'autopartage au monde, le premier
en importance en Amérique du Nord avec environ 12 000 abonnés.*


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N O T E S   D E   C O M M U N A U T O

* Errata. De fait, Communauto constitue le plus ancien service d’autopartage en Amérique du Nord. Nous avons également servi de modèle mais nous ne sommes plus le premier en importance. La démographie y est pour quelque chose. Des entreprises américaines ont maintenant leurs assises dans plusieurs villes comme Boston, New York, Washington, San Francisco… Communauto concentrant toutes ses énergies sur le développement du marché québécois, Montréal constitue cependant la ville la mieux desservie sur le continent. À titre de comparaison, en date du 31 décembre 2006, l’offre de véhicules disponibles en libre-service était respectivement de 1737 véhicules aux États-Unis et de 672 véhicules au Canada. De ce nombre, 508 véhicules étaient opérés par Communauto qui comptait alors pour 75,6 % de l’offre canadienne. En date du 20 mai 2007, la flotte de Communauto a déjà été portée à 625 véhicules. De ce nombre 480 sont localisés à Montréal. La difficulté de trouver des places de stationnement additionnelles pour accroître
notre offre au cœur des quartiers que nous souhaitons desservir a toujours été la principale barrière à l’expansion de l’autopartage au Québec. Avec les mesures proposées dans le présent Plan de transport, si celles-ci sont réellement appliquées à la suite de son adoption, il est clair que Montréal, tout comme Communauto, pourront maintenir et même renforcer leur positionnement de leader dans le domaine, ceci au grand bénéfice de ses résidents, par ailleurs.
 
         
   
         
   

Page 39

Favoriser les usages collectifs de l’automobile

Montréal reconnaît que l’automobile n’est pas un moyen de déplacement
durable. La place occupée par le réseau routier et le stationnement,
la pollution, les nuisances de la circulation, etc., en sont
autant d’indicateurs. En contrepartie, des systèmes d’autopartage ont
démontré qu’il était possible de répondre à un besoin de se déplacer
en automobile sans posséder un véhicule. Cela permet de diminuer
globalement l’utilisation de l’automobile et de moins occuper d’espace
urbain. En favorisant les usages collectifs de l’automobile, Montréal
démontre sa volonté d’améliorer la qualité de vie et de réduire les
impacts négatifs attribuables à une croissance trop importante de la
motorisation sur son territoire.
Pour ce faire, Montréal entend :

  • implanter des centres de gestion des déplacements;
  • aménager des stationnements pour l’autopartage,
    les véhicules écoénergétiques, les microvoitures et le covoiturage;
  • développer un réseau de voies réservées au covoiturage.
 
         
   
         
   

Pages 88 et 89

L’autopartage : un pas de plus
vers une mobilité intégrée


En 2006, le service d’autopartage offert à Montréal comptait 8 500
abonnés, un nombre qui augmente d’environ 30 % par année. Selon
les données fournies par l’industrie, d’ici 2009 le nombre de membres
pourrait atteindre les 18 000 usagers.

Cette nouvelle forme d’utilisation de l’automobile fait partie des
nouveaux produits attrayants sur le marché des déplacements et a de
nombreux avantages, en particulier dans les milieux denses typiques
de Montréal. Mais il faut constater l’état peu structuré de l’aide que les
gouvernements et les municipalités offrent à l’autopartage, soit par
méconnaissance, soit par manque d’adhésion à une vision du
transport favorisant la réduction de la dépendance à l’automobile.

Ainsi, il n’existe pas actuellement de mécanisme public permettant
d’assurer l’allocation de places de stationnement aux véhicules
d’autopartage, ce qui restreint son expansion.

Par ailleurs, comme l’autopartage s’inscrit dans une optique de
complémentarité avec les différents moyens de transport existants
(taxi, métro, train, autobus et transports actifs), et partant du principe
qu’aucun mode, pris isolément, n’est capable de rivaliser avec l’automobile
privée, Montréal veut créer des liens entre les services existants
de manière à mieux concurrencer la possession d’un véhicule. Les
Montréalais seraient les premiers bénéficiaires d’une association
étroite entre les exploitants de transport en commun et l’autopartage
dans une démarche mixte de meilleure gestion de la mobilité.

Plusieurs expériences européennes démontrent qu’une offre
combinant l’autopartage et le transport en commun a permis une
augmentation des recettes tarifaires en dépit des rabais consentis et
une utilisation optimale des modes les plus appropriés en tenant
compte de leur efficacité relative et de leur coût respectif.

Rappelons que la décroissance du transport en commun observée
depuis quelques années a été inversée depuis 1996. La nouvelle
croissance de l’achalandage reste cependant bien fragile dans un
contexte d’accès facile à l’automobile et de contraintes budgétaires
publiques. Elle requiert des efforts soutenus d’amélioration de l’offre
de transport et le développement de nouveaux produits flexibles et
séduisants, qui viennent ajouter une nouvelle composante au cocktail transport.
L’autopartage s’inscrit dans cette optique de nouveaux
produits complémentaires avec le transport en commun et répond aux
besoins de mobilité de plus en plus variés dictés par la vie moderne.

En conclusion, l’autopartage recèle le potentiel de devenir un
important outil pour favoriser l’atteinte des objectifs du Plan de
transport. En conséquence, Montréal veut agir pour développer
l’autopartage et s’engage à :

  • Déployer tous les efforts requis pour fournir à
    l’autopartage des places de stationnement permettant
    d’assurer son expansion

Les coûts et les détails de ce projet sont présentés à la section portant
sur le stationnement.

  • Créer les liens nécessaires entre l’autopartage et le
    transport en commun afin de réduire la dépendance à
    l’automobile

Pour la STM, ce type d’alliance permettra d’améliorer la qualité de l’offre
de service en répondant mieux à l’ensemble des besoins de ses usagers,
d’accroître et de fidéliser sa clientèle. Les mécanismes de gestion seront
développés par les partenaires impliqués dans le projet, en s’inspirant
des projets mis en place avec succès à Laval (Société de transport de
Laval), à Gatineau (Société de transport de l’Outaouais) et à Québec
(Réseau de transport de la Capitale) en collaboration avec Communauto.

 
         
   
         
    Page 104

Le stationnement :
un outil pour réduire
la dépendance à l’automobile


1. Les orientations

[ . . . ]

Le fait de favoriser de nouvelles formes d’usage de l’automobile
nécessite d’adapter l’offre de stationnement aux nouvelles réalités que
sont l’autopartage, le covoiturage, les déplacements bimodaux (duo auto
et transport en commun) et les nouveaux véhicules écoénergétiques.

Quelques faits sur le
Stationnement


[ . . . ]

Le manque de places de stationnement pour les
véhicules d’autopartage freine l’expansion de cette
nouvelle forme de mobilité
 
         
   
         
   

Page 105

2. Les interventions proposées

En fonction de ses orientations, Montréal agira dans les domaines suivants:

2.1 La gestion stratégique du stationnement


[ . . . ]

Afin d’entreprendre une véritable gestion stratégique du stationnement,
Montréal entend :

– Adopter une politique de stationnement

[ . . . ]

La politique de stationnement veillera à :

  • plafonner le stationnement dans les secteurs fortement desservis
    par le transport en commun;
  • faciliter le stationnement pour les résidants afin qu’ils utilisent
    prioritairement le transport en commun et les transports actifs;
  • réduire la circulation de transit dans les quartiers résidentiels;
  • favoriser les activités d’affaires et commerciales;
  • réduire les effets de l’îlot de chaleur urbain;
  • convertir les terrains de stationnement hors rue à ciel ouvert en
    terrains souterrains;
  • améliorer l’information aux utilisateurs;
  • développer un réseau de stationnements incitatifs;
  • assurer la livraison des marchandises;
  • mettre en place des conditions favorables à l’autopartage;
  • imposer l’aménagement de places pour vélos dans tous les
    nouveaux projets.
 
         
   
         
   

Pages 106 et 107

2.2 L’adaptation de l’offre de stationnement
aux pratiques de transport durable


Afin d’adapter l’offre de stationnement aux pratiques de transport
durable, Montréal s’engage à :

– Aménager dès 2007 des stationnements pour l’autopartage

Bien que cette nouvelle forme de mobilité s’inscrive dans la philosophie
du Plan de transport et qu’elle réponde à sa Vision, aucune
disposition n’a été prévue jusqu’à maintenant pour faire face à la
croissance phénoménale qu’a connue ce secteur d’activité. En 2006, à
Montréal, l’autopartage comptait 8 500 abonnés, un nombre qui
augmente d’environ 30 % par année. Selon les données fournies par
Communauto, le nombre de membres pourrait atteindre les 18 000
usagers d’ici 2009. Cette croissance pourrait même être plus
soutenue, grâce à l’instauration d’un partenariat avec la Société de
transport de Montréal (voir la section portant sur l’autopartage).

Étant donné que l’expansion souhaitable de cette nouvelle forme de
mobilité est étroitement liée à la disponibilité du stationnement, Montréal
déploiera tous les efforts requis pour assurer le développement de
l’autopartage, dont :

  • reconnaître officiellement les entreprises d’autopartage comme des
    entreprises d’intérêt public;
  • demander aux arrondissements d’intégrer les besoins de
    l’autopartage dans les plans locaux de déplacements;
  • assurer le remplacement des places lors de la fermeture de stationnements
    sur des terrains publics où sont garés des véhicules
    d’autopartage;
  • assigner des places de stationnement public hors rue, en
    partenariat avec Société en commandite Stationnement de
    Montréal et les arrondissements;
  • réserver des places de stationnement sur rue à l’autopartage;
  • développer des mécanismes de gestion pour faciliter les opérations
    d’entretien et de déneigement des places dédiées à l’autopartage;
  • attribuer des vignettes de stationnement universelles.

L’objectif est de mettre à la disposition de l’autopartage plusieurs
centaines de nouvelles places afin d’encourager le développement de
cette nouvelle forme de mobilité.

 
         
   
       

       
Dernière mise à jour de cette page
le 21 mai 2007 (jrm)