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Inauguration de la piste cyclable Claire Morissette |
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L I E N S
C O N N E X E S |
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C'est avec beaucoup de fierté et d'émotion que nous avons participé à l'inauguration, ce dimanche 24 août, de la piste cyclable Claire Morissette en présence de Gérald Tremblay, Maire de Montréal, André Lavallée, Responsable du transport collectif et de l’aménagement urbain au comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoît Robert, président-directeur général de Communauto ainsi que de la famille de Claire Morissette, ses amis et de nombreuses personnalités du cyclisme et de sa promotion. Le tronçon de quatre kilomètres sillonnant le centre-ville d'est en ouest porte désormais le nom de la co-fondatrice de Communauto, activiste du transport durable fortement reconnue et respectée dans la région de Montréal, décédée des suites d'un cancer en juillet 2007. Lire l'intervention de Benoît Robert Photos de l'événement :
(photos de Nathanaël Corre)
Intervention de Benoît Robert lors de l'inauguration de la piste cyclable Claire Morissette
À Montréal, on a le pont Champlain, on a le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, on a le pont Jacques-Cartier... Mais à Montréal on aura aussi, maintenant, la piste cyclable Claire Morissette qui traverse non pas un simple fleuve (ne soyons pas faussement modestes) mais bien tout un centre-ville avec tout ce que ça implique de barrières psychologiques et institutionnelles. Pour Claire, comme pour moi et pour beaucoup de ceux qui s’intéressent de près au vélo et au transport durable, donner son nom à une telle infrastructure, c’est un honneur tout aussi grand. L’événement auquel on assiste aujourd’hui ne s’est pas fait en un jour et ça n’a pas été facile. Rappelons seulement… Qu’en 1978, les membres du Monde à bicyclette (MAB), Claire en tête, excédés par la lenteur de l’administration municipale de l’époque à implanter un réseau cyclable se sont rabattus sur le principe du « faites-le vous-même » et ont peint sur le sol des lignes délimitant des pistes cyclables sur les rues Marie-Anne et St-Urbain. Cette action s’est traduite, pour quelques militants, par une courte peine à la prison de Bordeaux. Même Claire avait fait un court séjour, en 1977, à la prison pour femme de Tanguay pour avoir défendu le droit aux vélos dans le métro… Déjà en 1988, toujours dans l’esprit de ce que Claire appelait la « vélorution poétique » et qui s’est traduit par de nombreuses « manifestations théâtrales », le MAB avait déroulé un « tapis cyclable » sur le site souhaité d’une piste cyclable, boulevard de Maisonneuve. Parmi les autres faits d’armes des commandos pacifiques de la « vélorution poétique », on peut mentionner la « crevaison collective spectaculaire » organisée en plein milieu du pont Jacques-Cartier pour réclamer l’accès à ses trottoirs pour les cyclistes; ou l’attaque des « gros lapins à pédale » à Pâque, en 1993, en pleine période de campagne électorale fédérale, afin d’obtenir un lien cyclable sécuritaire pour l’île-des-Sœurs. (…) C’est par de telles actions originales et courageuses que Claire et ses nombreux alliés ont réussi, au fil du temps, à faire évoluer les mentalités et à renverser la normalité à un point tel que c’est aujourd’hui le maire de Montréal en personne et le responsable du transport au comité exécutif de la ville de Montréal qui partagent notre fierté d’inaugurer un lien cyclable au centre-ville de Montréal et qui ont aussi travaillé très fort pour faire tomber les derniers obstacles qui se dressaient devant ce projet. Et ce n’est qu’un début si on en croit le Plan de transport récemment adopté par la Ville. Pour tout cela, merci Claire d’avoir su inspirer tout un mouvement et d’avoir porté le flambeau sans jamais te décourager pendant près de 40 ans. C’est très rare qu’un représentant de ce qu’on peut appeler la « société civile » et, qui plus est, une militante soit honorée comme la mémoire de Claire l’est aujourd’hui. Ceci souligne le caractère exceptionnel de cette militante infatigable, visionnaire et pleine d’humour qui écrivait déjà en 1994 : « la bicyclette était auparavant considérée comme un jouet. Elle a maintenant obtenu ses lettres de noblesses. Ce n’est pas là une raison pour qu’elle cesse d’être amusante. » Merci ! * Ce prix est remis depuis 2004 à une femme particulièrement engagée dans sa communauté et dont l’oeuvre participe significativement à l’amélioration de la qualité de vie à Montréal. |
Communiqué de la ville de Montréal |
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