MÉDIA MATIN QUÉBEC, QUÉBEC, MERCREDI 23 AVRIL 2007
 

 
     
   

A U T O P A R T A G E

De plus en plus des petits

Les avantages de jouir d’une voiture sans les inconvénients liés à cet usage, voici la recette qu’offre Communauto depuis 1994 à ses abonnés. Et ça fonctionne…

Comptant 2317 utilisateurs, 124 véhicules et 56 points de service, Communauto (Québec) est une entreprise en pleine expansion. Au cours des dernières semaines, ce sont 23 voitures et sept stationnements qui ont été ajoutés à l’offre.

« Notre but est de maintenir toujours un quota inférieur à 20 véhicules par clients 
*. Sinon ça devient difficile de trouver des voitures disponibles pour les réservations » dit Caroline Riel, directrice de la succursale de Québec de Communauto.

Pendant que le développement de ce service d’autopartage se faisait auparavant au centre-ville, la croissance de l’entreprise se joue désormais en banlieue. « Nous élargissons actuellement notre réseau, car nous avons beaucoup de demandes de notre clientèle, notamment à Duberger, à Vanier, à Charlesbourg et à Sainte-Foy », ajoute Mme Riel.

S’il est difficile de dresser un portrait type de la clientèle, de grandes tendances semblent se dégager. À cause de la hausse des prix de l’essence, plusieurs personnes abandonnent leur deuxième voiture et s’abonnent à Communauto. Des retraités, dont les besoins d’une automobile sont davantage ponctuels, sont séduits par l’idée de ne pas devoir entretenir un véhicule. Des étudiants profitent d’une entente – intervenue l’année dernière entre Communauto et le Réseau de transport de la Capitale (RTC) – pour éviter de payer le droit d’adhésion remboursable, mais fort coûteux (voir autre texte). Cela, sans parler des précurseurs, séduits depuis bien longtemps par les principes écologiques défendus par la compagnie qui se targue de participer à la diminution du nombre de voitures sur les routes.

Le fait que plusieurs personnes se succèdent sur le même véhicule n’est pas sans causer certains désagréments. La propreté des « chars » n’est pas toujours au rendez-vous. Pis encore, des personnes découvrent – stupéfaites – que la voiture qu’elles ont dûment réservée n’est pas là. Un utilisateur peut en effet se tromper d’automobile (pourtant numérotée) et emprunter celle réservée par un autre usager. « Selon nos statistiques, les trajets perturbés représentent moins de un pour cent des courses », relativise Mme Riel.

Pour y remédier, il existe un projet d’installer un ordinateur de bord, comme cela s’est fait déjà à Montréal, permettant de retracer rapidement les véhicules et de régler promptement ces situations fort désagréables. À la fin de 2005, un chroniqueur de Québec écrivait ceci : « Les publicités de bagnoles font croire qu’une voiture est synonyme de liberté. Pas vrai, c’est le contraire. La liberté arrive en même temps que la voiture disparaît de votre stationnement. Fini les paquets de troubles! ».

Ce ne sont surement pas les abonnés de Communauto qui diront le contraire.

Combien ça coûte ?

  • Un droit d’adhésion (remboursable) de 510 $. Ce montant donne accès à toutes les voitures de Communauto, peu importe le stationnement où elles se trouvent. À noter qu’il existe une exception pour les abonnés du Réseau de transport de la Capitale (RTC), qui n’ont pas à débourser cette somme.

  • Une cotisation annuelle qui dépend du type d’usager. Elle peut être de 35 $, de 140 $ ou de 350 $. Un gros utilisateur optera pour le forfait le plus cher. Cela lui permettra de faire des économies sur le tarif au kilométrage.

  • Un tarif à l’heure (de 1,50 $ à 2 $) ou à la journée (de 18 $ à 24 $).

  • Un tarif oscillant entre 16 et 29 cents le kilomètre, selon le type de cotisation annuelle choisie.

  • Les prix comprennent l’essence, les assurances et les réparations.


Faits saillants

  • Outre Québec, Communauto est présente à Montréal (plus de 9063 usagers et 480 voitures), à Sherbrooke et à Gatineau.

  • Il est possible d’utiliser les voitures pour des trajets de longue distance. Dans certains cas, cela peut être plus avantageux que la location classique.

  • Les voitures de Communauto sont des Toyota Echo ou des Toyota Yaris. À Québec, une Matrix vient de s’ajouter au parc routier. Seul véhicule climatisé du parc, il est particulièrement prisé pour les longues distances.

  • Pour plus de détails, voir : www.communauto.com


 
 
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NOTE DE COMMUNAUTO

* ERRATA : Notre but est de maintenir toujours un ratio d’au moins 1 véhicule pour 20 usagers, et non pas le contraire tel que mentionné dans le présent article.